Un aller tendu

Jeudi 7 avril, l'Olympique de Marseille a reçu le PAOK à l'occasion du match aller de quart de finale de Ligue Europa Conférence. Un match qui a très rapidement dégénéré. Dès l'arrivée des supporters adverses dans le sud de la France, les choses se sont envenimées. Au Vélodrome, les tensions ne sont pas retombées, bien au contraire. Comme l'a révélé RMC Sport, les Grecs ont laissé une tribune personnalisée. Tout ne s'est pas passé comme souhaité.

Les sièges ont été arrachés et utilisés comme projectiles sur les supporters Marseillais. Du côté des Phocéens, des feux d'artifice ont été envoyés sur les supporters Grecs. Bref, une guerre était lancée dans les tribunes. L'entraîneur du PAOK a d'ailleurs déclaré en fin de rencontre : "Il y a beaucoup de violence dans le monde, il n’y a pas besoin d’en avoir dans le footVous feriez mieux de venir sans vos supporters." Ce sera chose faite jeudi 14 avril.

Un retour sans les supporters

Ce match retour, les supporters Marseillais l'attendaient. Remontés à bloc et prêts pour l'échéance, cette rencontre ne pouvait pas leur filer entre les doigts. Pourtant, le journal L'Équipe annonce que ce retour se fera sans les supporters. En effet, les événements survenus au Vélodrome ne pourraient être que le début de plus graves confrontations. On attendait pas moins de 400 à 500 supporters au Stadio Toumbas. Les autorités grecques ne communiqueront cette nouvelle qu'en début de semaine prochaine. La sécurité des supporters de l'OM ne pouvant être totalement assurée, il est donc préférable d'annuler le déplacement.

Les supporters de l'OM et du PAOK se sont échangés des projectiles durant la rencontre (iconsport)
Les supporters de l'OM et du PAOK se sont échangés des projectiles durant la rencontre (iconsport)

"C’est sans doute mieux ainsi, on en aurait laissé un sur le carreau", paroles d'une source interne rapportées par L'Équipe. Les hostilités sont lancées... En ce qui concerne les débordements du 7 avril, l'UEFA a ouvert une enquête. L'OM s'attend donc à recevoir une lourde amende en guise de sanction.