Ces dernières années, les fortunes du Moyen-Orient (Qatar, Arabie saoudite, Émirats Arabes Unis principalement), ont massivement investi dans les plus grands clubs européens. 2023 marque un changement de cap. Avec cette volonté affichée par les Saoudiens de recruter les meilleurs joueurs de la planète. Avec des finances quasiment illimitées, difficile de dire non.

CR7 lance le mouvement, Benzema et les autres suivent

On ne va pas se mentir, ces dernières années, bon nombre de grands joueurs européens acceptant un challenge au Moyen-Orient le faisaient pour gagner un maximum d'argent, souvent en fin de carrière. Un préjugé tenace, que l'Arabie saoudite est en train de faire voler en éclats. L'hiver dernier, Cristiano Ronaldo, un Euro, cinq Ligue des champions et autant de Ballons d'Or sous le bras, n'a pas hésité à quitter Manchester United et l'Europe pour signer à Al-Nassr. Dans la foulée, le septuple Ballon d'Or Lionel Messi n'est pas passé très loin de le rejoindre. Lui qui est déjà ambassadeur du tourisme du pays.

foot11.com
Cristiano Ronaldo avait beaucoup fait parler de lui en signant en Arabie saoudite cet hiver (Icon Sport)

Cet été, le Français Karim Benzema a mis fin à sa formidable aventure au Real Madrid pour dire oui à Al-Ittihad. Dans la foulée, son compatriote N'Golo Kanté, en perte de vitesse à Chelsea, l'a rejoint en Arabie saoudite. D'autres grands noms comme Bernardo Silva, Hugo Lloris, Luka Modric, Sergio Busquets, Jordi Alba, Angel Di Maria, Roberto Firmino, Robert Lewandowski ou encore Romelu Lukaku ont, eux aussi, été associés, de près ou de loin, au pays du Golfe ces derniers jours. Avec des enjeux économiques, mais aussi stratégiques, forts.

L'avenir du football se trouve-t-il en Arabie saoudite ?

On le disait, après avoir injecté des milliards d'euros dans le football européen, le Moyen-Orient et plus particulièrement l'Arabie saoudite, a décidé de dynamiser le sport dans son propre camp. C'est ainsi que le prince héritier Mohamed bin Salmán a annoncé il y a quelques semaines le lancement d'un véritable plan national pour le développement du football dans le royaume. Même si l'ambition d'organiser la Coupe du monde 2030 semble s'éloigner, l'engouement pour le sport est important. En atteste l'obtention de l'organisation des Jeux asiatiques d'hiver en 2029... en plein désert.

Côté ballon rond, pour rappel, les quatre clubs historiques du pays, que sont Al-Hilal, Al-Nassr, Al-Ittihad et Al -Ahli, sont détenus à 75% par le fonds d'investissement public saoudien, le même fonds qui possède Newcastle. C'est-à-dire l'État. Avec une surface financière d'une envergure incomparable. Ce qui attire aujourd'hui certains des meilleurs joueurs du monde. Au détriment du respect plus que douteux des droits de l'Homme. À l'image de ce qui a été entr'aperçu lors du dernier Mondial au Qatar. Hélas, l'argent est roi et la tendance pourrait bien se confirmer durant les prochaines années.