À deux jours de la deuxième rencontre en Coupe du monde de l'équipe de France contre le Danemark, deux joueurs étaient en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes : Mattéo Guendouzi et Marcus Thuram.

Guendouzi envoie Camavinga latéral gauche

Pas entré en jeu contre l'Australie lors du premier match, Mattéo Guendouzi a pour autant apprécié la prestation de ses coéquipiers. "On a réussi à installer notre jeu, faire ce qu'on sait faire de mieux, presser un peu plus haut. Tout est rentré dans l'ordre" a déclaré le joueur de l'OM, avant d'avoir un mot - à son tour - pour Lucas Hernandez, blessé au genou et contraint de déclarer forfait. "Lucas est un joueur très important, footballistiquement parlant pour l'équipe, mais aussi très apprécié par sa personnalité dans l'équipe. Cela nous a fait beaucoup de peine" a-t-il affirmé.

Mattéo Guendouzi sous les couleurs de l'Equipe de France face à la Finlande. (Icon Sport)
Mattéo Guendouzi sous les couleurs de l'Equipe de France (Icon Sport)

Et c'est d'ailleurs un sujet énormément évoqué ces derniers jours : qui pour épauler Theo Hernandez au poste de latéral gauche. Si Ousmane Dembélé s'est tout de suite effacé du tableau, le nom d'Eduardo Camavinga revient avec insistance. Et Gendouzi a révélé que Didier Deschamps avait testé le joueur du Real Madrid à ce poste. "Cama a joué à ce rôle, parce que peu de joueurs peuvent être à cette position et on n'a pas beaucoup de gauchers. Il a été très bon, il a marqué un magnifique but d'ailleurs" a expliqué le joueur de l'OM.

"Je serai prêt quand le coach fera appel à moi"

Le milieu de terrain français, qui vit sa première Coupe du monde, doit pour le moment ronger son frein et attendre sa chance sur le banc. Un rôle qu'il vit bien, même s'il reconnaît qu'il préférerait débuter les matches et avoir du temps de jeu. Guendouzi se dit prêt à répondre présent lorsque Didier Deschamps fera appel à lui.

"On est tous prêts, je le suis en tout cas. Peu importe quand je devrai rentrer, si je dois démarrer, je donnerai toujours tout. Le coach fait ses choix, il faut les respecter. Je serai prêt quand il fera appel à moi".

Mattéo Guendouzi, en conférence de presse

Le Marseillais a aussi été questionné sur plusieurs cas individuels, comme celui d'Olivier Giroud, meilleur buteur de l'histoire des Bleus après son doublé contre l'Australie. "On l'a tous félicité par rapport à son doublé, à ce que ça représente maintenant au niveau international et national. Olive, c'est un très grand attaquant. C'est un joueur de classe mondiale, qui va continuer à marquer des buts pour nous. Il est inspirant, il est au très haut niveau depuis de nombreuses années. On prend exemple sur lui" a-t-il déclaré.

"Le Danemark, une équipe sous-coté" selon Guendouzi

Guendouzi, qui a rendu hommage à Kylian Mbappé, "un joueur exceptionnel qui est resté simple", s'est projeté sur la prochaine rencontre des Bleus contre le Danemark. Une sélection, pas jugée à sa juste valeur selon le joueur de l'OM. "Il faut souligner la qualité de l'adversaire. Le Danemark, c'est une équipe sous-cotée. C'est 10e au classement FIFA, je crois. Elle fait partie des quatre meilleures équipes en Europe actuellement" a prévenu le milieu de terrain français.

Thuram ne s'attendait pas à être appelé

Après Guendouzi, c'était au tour de Thuram de prendre la parole. Le joueur de Mönchengladbach n'a pas caché son bonheur d'être en Coupe du monde avec l'équipe de France, bien qu'il ne s'y attendait pas. "C'est une énorme fierté d'être ici, c'est un rêve d'enfant. Je suis extrêmement content de faire partie de ce groupe. J'ai suivi la liste comme vous, au journal. J'ai ensuite reçu un coup de fil, juste avant le rassemblement, pour me prévenir que j'étais le 26e" a précisé le jeune attaquant français.

D'abord positionné sur un côté, Marcus Thuram joue désormais dans l'axe et joue au poste de numéro 9. Un repostionnement qui, selon le Français, lui a fait le plus grand bien. "J'ai fait un gros travail sur moi-même, mentalement après l'année dernière. J'ai connu une saison assez compliquée. Là, en ce début de saison, je me suis repositionné comme numéro 9. Avec une vraie prise de conscience. Le fait d'évoluer numéro 9 facilite les choses".

"Kephren, le plus fort de la famille"

Mais lorsque l'on évoque le nom de Thuram, on pense évidemment à une famille qui baigne dans le football depuis des années. Marcus a évoqué le rôle de son père, Lilian. "Mon père, depuis tout petit, me dit de rester moi-même et de profiter de chaque moment. Je ne me mets pas de pression", a-t-il affirmé, avant de faire l'éloge de son petit frère, Kephren.

Marcus Thuram avec le maillot de l'équipe de France (Icon Sport)
Marcus Thuram avec le maillot de l'équipe de France (Icon Sport)

"Khéphren a fait une très bonne deuxième partie de saison avec Nice. J'ai confiance en mon petit frère, je lui dis souvent que c'est lui le plus fort de la famille. Sans lui mettre de pression, j'espère qu'il connaîtra un jour l'équipe de France". De quoi mettre la pression sur le joueur de l'OGC Nice, encore en équipe de France Espoirs.