Deschamps félicite Regragui

Sans surprise, Didier Deschamps a principalement eu à s'exprimer sur son adversaire de mercredi soir. Ce qui ressort surtout de la bouche du sélectionneur de l'Équipe de France, c'est une profonde marque de respect envers les Lions de l'Atlas de Walid Regragui. Le tacticien des Bleus admet d'ailleurs avoir des points communs avec son homologue marocain. L'un concerne notamment les datas, dont les deux entraîneurs ne sont pas particulièrement fans. "Je pense qu'il faut faire le tri. Certaines sont importantes et confirment ce que j'ai pu voir avec mon staff durant le match. Le problème des statistiques, c'est qu'on peut leur faire dire n'importe quoi."

Walid Regragui a reçu les félicitations de Didier Deschamps. (Icon Sport)
Walid Regragui a reçu les félicitations de Didier Deschamps. (Icon Sport)

Concernant le Maroc, le Bayonnais reconnaît que c'est l'équipe qui a le mieux défendu sur le tournoi. Pour autant, il insiste sur l'importance de ne pas la limiter à ce secteur de jeu, "sinon, elle ne serait pas là" justifie-t-il. Questionné sur le stade qui sera acquis à la cause marocaine, Deschamps refuse de parler de contexte "hostile". "Je n'aime pas parler d'une ferveur hostile. Le Maroc a une ferveur populaire. Ça fait beaucoup de bruit, mes joueurs sont prévenus. Pour préparer un match, il faut préparer ce qu'il y a autour."

"Du bonheur d'être avec ce groupe"

Concernant ses joueurs justement, l'homme fort des Bleus ne nage pas encore en plein bonheur, mais presque. S'il croyait à la réussite de son groupe, il relève tout de même une évolution favorable depuis le début de la compétition. "L'équipe ne me surprend pas. Certains joueurs n'avaient pas forcément l'expérience du niveau international, on ne sait jamais comment ils peuvent réagir face à la compétition et le côté émotionnel qu'il y a autour. Mais il y a une dynamique très positive qui s'est installée. Au quotidien, c'est du bonheur d'être avec ce groupe." Cela dit, pas question de voir un rapport avec le parcours de 2018 : "La seule similitude est que la France est en demi-finale comme il y a quatre ans."

En Russie, Antoine Griezmann était déjà là. Quatre ans plus tard, il reçoit toujours les éloges de son sélectionneur. "C'est quelqu'un qui a un gros volume de jeu, un gros volume technique. Il prend autant de plaisir à faire un tacle qu'à faire une passe. Avec sa patte gauche, il a la capacité à éclairer le jeu, il a toujours pensé le collectif et a une générosité au-dessus de la moyenne. Il a cette capacité à élever le niveau quand il le faut."

Plus bas sur le terrain, Upamecano a aussi su sortir son épingle du jeu. "Concernant Dayot forcément, il y avait un frein émotionnel ou psychologique, par rapport à ses matches avec le Bayern que j'avais observés. Il est plus relâché, plus en confiance et il peut montrer ses qualités. Il va vite, est bon au duel, il veut bonifier les ballons, même si parfois il ne faut pas. Quand je suis convaincu que le potentiel est là, ça va passer à un moment ou un autre. Parfois je me trompe aussi, mais là je ne regrette pas d'avoir essayé." Bien que légèrement malade, le défenseur formé à Valenciennes devrait pouvoir tenir sa place.