Le site suédois FotbollDirekten est sûr : Zlatan Ibrahimović est bientôt de retour avec la Suède ! Ce samedi 6 mars, le média a annoncé que la légende de Malmö allait renfiler le maillot des Blågult, cinq ans après son dernier match sous la tunique jaune et bleue. "Ibracadabra" devrait être appelé par le sélectionneur Janne Andersson pour les matchs de qualification au Mondial face à la Géorgie (le 25 mars) et le Kosovo (le 28 mars). L'objectif est clair : disputer l'Euro 2021 en juin et juillet.

Zlatan Ibrahimović, un constat d'échec avec la Suède

En 2016, Zlatan Ibrahimović mettait la sélection de côté après un nouvel échec à l'Euro (élimination au premier tour). Malgré toute son aura, ses éclairs de génie sur le terrain, sa personnalité extraordinaire et son esprit de leadership, Zlatan est forcé de tirer un constat d'échec. Depuis ses débuts en 2001, il n'a jamais réussi à porter la Suède vers les sommets. Élimination au premier tour de l'Euro 2008, 2012 et 2016 donc, mais aussi non-qualifications aux Mondiaux 2010 et 2014...

Coïncidence ou non, la Suède semble être libérée d'un poids après sa mise en retrait en 2016. Deux ans plus tard, les Blågult n'ont pas seulement réussi la performance de se qualifier pour le Mondial 2018. Ils ont aussi réalisé leur meilleure performance depuis 24 ans, atteignant les quarts de finale.

Le gardien Karl-Johan Johnsson, passé par Guingamp, résume l'équation :

« En tant qu'équipe, nous jouons très collectif, tous ensemble, alors que Zlatan est individualiste, en tant que joueur et en tant que personne. »

Karl-Johan Johnsson, le gardien de la Suède, avant le Mondial 2018

La Suède, moins "flashy" sans Zlatan mais tellement plus efficace

C'est à la fois une immense qualité et un immense défaut qui peut être attribué aux stars charismatiques comme Zlatan : leur aura est telle que tout doit tourner autour d'eux. Et cela a une incidence sur tous les plans. Au niveau sportif, le jeu doit naturellement tourner autour du monstre Zlatan, ce qui ne met pas forcément en valeur les qualités de ses partenaires. De plus, pas facile de se sentir valorisé quand tout le monde ne parle que de votre imposant coéquipier star.

Ainsi, la Suède a peut-être baissé de dimension sans Zlatan, mais elle a franchi un vrai cap au niveau sportif. En se recentrant sur la force de son groupe, elle a acquis le statut d'une formation redoutable, particulièrement difficile à manœuvrer. Le jeu n'était pas flamboyant, loin de là, mais quelle maîtrise, quelle organisation, quelle solidarité, quelle harmonie collective ! C'est grâce à ces vertus, qui sont une condition sine qua non pour performer dans le football de compétitions internationales, que la Suède a impressionné pour se hisser en quarts du Mondial 2018.

Cette fois, c'est le bon moment : la Suède a besoin d'un grand Zlatan

Ainsi, le retour de Zlatan est peut-être bien une bonne nouvelle en trompe-l'œil pour la Suède. Mais les derniers résultats des Blågult incitent à nuancer ce constat. En 2020, les Jaune et Bleu ont cumulé six défaites en huit matchs. Leur puissance collective n'est plus aussi flagrante qu'il y a deux ans, et il leur manque clairement un brin de génie en attaque que les divins Dejan Kulusevski et Emil Forsberg n'arrivent pas à apporter.

Mais surtout, cette formation semble manquer d'un vrai leader, une personnalité capable de tirer cette équipe vers le haut. Un profil auquel Zlatan ne pourrait pas mieux coller. A 39 ans, l'heure du "Z" est-elle enfin arrivée avec la Suède ?