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Italie : Quelles peuvent être les causes de ces récentes faillites ?

Deuxième Coupe du monde de suite manquée pour la Squadra Azzura !

João Pedro Galvão, ici sous le maillot de l'Italie (Icon Sport)
João Pedro Galvão, ici sous le maillot de l'Italie (Icon Sport)

Déjà absente il y a quatre ans, l'Italie ne disputera pas la Coupe du monde 2022. Décevante lors de la phase de groupes, la Squadra Azzura l'a été encore plus en barrage face à la Macédoine. Pourquoi un tel échec de la part des champions d'Europe en titre ? Plus

Incroyable, mais vrai. Pour la première fois de son histoire, l’équipe d’Italie va manquer deux Coupe du monde de football consécutives. En 2018, en Russie, lors du sacre de l’équipe de France, l’absence de la Squadra Azzura faisait clairement figure d’anomalie. Pour 2022, au Qatar, il va presque falloir parler d’habitude. Pourtant, cette fois, les Transalpins auraient pu (dû) en être. Mais il a manqué trop de choses pour voir plus loin. Désormais, il est temps de se poser les bonnes questions pour aller de l’avant.

L’Italie invaincue mais barragiste, avant le cauchemar macédonien

La victoire lors du dernier Euro a-t-elle fait tout perdre à l’Italie. Le paradoxe peut sembler étrange, et pourtant. Après trois victoires en trois matches lors des éliminatoires pour la Coupe du monde 2022, la Squadra Azzura semblait idéalement partie dans la course à la qualification. Sauf qu’après l’Euro en question, les coéquipiers de Marco Verratti, le joueur du PSG, ont concédé quatre résultats nuls en l’espace de cinq rencontres. Une victoire en Irlande du Nord pour finir et les Italiens auraient pu sabrer le champagne. Au lieu de ça, ils ont été tristement tenus en échec (0-0) et condamnés à disputer les barrages.

L'Italie ne verra pas le Mondial au Qatar et plonge dans une profonde crise. Icon Sport
L’Italie ne verra pas le Mondial au Qatar et plonge dans une profonde crise. Icon Sport

Avec pour adversaire la modeste Macédoine du Nord, la sélection dirigée par Roberto Mancini, en ce 24 mars 2022 du côté de Palerme, avait tout pour se rattraper et arracher sa qualification sur le fil. Malgré 32 tirs tentés (seulement 5 cadrés), les Transalpins n’ont jamais trouvé la faille pour tromper Stole Dimitrievski, le gardien de but du Rayo Vallecano en Espagne. C’est finalement Aleksandar Trajkovski, l’ancien joueur de… Palerme, qui a marqué dans le temps additionnel pour permettre à son équipe de jouer le Portugal dans la foulée. Les supporters italiens, eux, ne digèrent toujours pas.

Des cadres pas à la hauteur… La Serie A non plus ?

De là à dire que la victoire de l’Italie à l’Euro l’an dernier était un accident, il y a un pas que nous ne franchirons pas. Néanmoins, la sélection quatre fois championne du monde ne disposait pas forcément de la génération la plus talentueuse de son histoire. Et cela s’est tristement vu après l’Euro. Face à la Macédoine du Nord, certains cadres emblématiques comme Giorgio Chiellini ou Leonardo Bonucci n’ont pas su tirer leur équipe vers le haut. Comme Ciro Immobile malgré ses 21 buts en 25 matchs de Serie A ou encore Lorenzo Insigne. Même Jorginho, brillant avec Chelsea, a manqué deux penalties face à la Suisse (à l’aller et au retour) et se retrouve pointé du doigt.

Plus globalement, c’est le niveau du Championnat italien qui fait débat. Pour rappel, aucun club de Serie A n’a remporté une compétition européenne depuis douze ans. Le dernier en date, c’était l’Inter Milan de José Mourinho, en 2010. Même la Juventus Turin, finaliste de la Ligue des Champions en 2015 et 2017, reste sur trois éliminations consécutives au stade ses huitièmes de finale. Le club de la Vieille Dame est un bon exemple de la perte de vitesse des cadors transalpins. Le renouvellement tactique tarde aussi à s’imposer. Tout comme l’éclosion des jeunes talents. L’Italie saura-t-elle redresser la barre d’ici à 2024, afin de défendre son titre en Allemagne dans les meilleures conditions ?

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