Le 21 janvier 2019, soit il y a un peu plus de trois ans, Emiliano Sala perdait la vie en pleine mer, à la suite du crash de l'avion l'amenant vers son nouveau club de Cardiff. Cette semaine, la presse anglaise a révélé la présence de nouveaux éléments au sujet de la mort de l'attaquant argentin alors âgé de 28 ans au moment de la tragédie.

Encore de nombreuses zones d'ombre sur ce crash

Pour rappel, Emiliano Sala, attaquant du FC Nantes depuis 2015 (133 matches, 48 buts), s'apprêtait à signer de l'autre côté de la Manche. Plus précisément à Cardiff City, en fin de mercato hivernal. Hélas, l'avion piloté par David Ibbotson, dont on n'a jamais retrouvé le corps, s'est écrasé en pleine mer. L'accident a tué les deux passagers. Ce transfert devait représenter une belle opération pour l'ancien joueur de Niort, avec un salaire multiplié par six. Mais aussi pour le FC Nantes, avec une vente à 19 millions d'euros. Dont la moitié pour le club formateur de Sala, les Girondins de Bordeaux. Hélas, l'ancien joueur de Caen et Orléans a donc subitement perdu la vie en se rendant au Pays de Galles.

Il a fallu attendre deux semaines, et de nouvelles recherches menées par des fonds privés, pour retrouver l'avion de tourisme dans lequel était présent Emiliano Sala. L'autopsie a tout d'abord permis d'identifier le corps, puis d'indiquer que le joueur italo-argentin avait succombé de blessures à la tête et au torse. Sala avait confié à des amis et coéquipiers ne pas être rassuré par le vol et mal supporté les conditions de transport. Aujourd'hui, une autre explication a été avancée pour expliquer sa tragique disparition.

Le monoxyde de carbone pourrait avoir tué Sala

Comme l'explique la presse anglaise et plus précisément The Mirror cette semaine, Emiliano Sala pourrait avoir perdu la vie avant même que son avion ne s'écrase en pleine mer. Ainsi, des tests toxicologiques sur des échantillons de sang ont été réalisés. Ils ont montré un niveau de saturation du sang en monoxyde de carbone de 58 %. Ce niveau très élevé peut probablement être expliqués par un souci au niveau du système d'échappement de l'avion. Cet empoisonnement grave a causé, au minimum, une perte de connaissance. Mais il pourrait aussi avoir coûté la vie à Emiliano, et ce avant l'impact en mer.

D'autres tests sanguins ont été effectués afin de réaliser un test ADN. Ce, malgré la faible quantité de sang dans un corps en décomposition. Le procès, qui vient de débuter du côté de Bournemouth, doit durer un mois. Rappelons aussi que la mort de Sala a vite entraîné une grosse bataille juridique entre son ancien club, le FC Nantes, et son nouveau, Cardiff City. La FIFA s'était saisie de l'affaire dans la foulée, ordonnant notamment aux Gallois de payer un premier règlement de 6 millions d'euros aux Canaris. Mais les dirigeants de Cardiff avaient porté plainte pour éviter de débourser le moindre centime. La famille du joueur, aussi, était passée à l'attaque. Mais aujourd'hui, il s'agit de faire la lumière sur les circonstances du décès d'un joueur apprécié de tous.