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CAN 2022 : les clubs européens menacent de retenir leurs joueurs

Nouveau coup dur pour la compétition !

Nasser al-Khelaïfi, le président de l'ECA. Icon Sport
Nasser al-Khelaïfi, le président de l'ECA. Icon Sport

La Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2022 est en grand danger. Sous le coup d'une possible annulation à cause de la cinquième vague du Covid-19, la compétition est confrontée à un nouveau coup dur : la menace de l'Association européenne des clubs (ECA) de ne pas libérer les internationaux évoluant en Europe... Plus

L’ECA met la pression

Casse-tête supplémentaire pour les dirigeants de la Confédération Africaine de Football. Alors que le variant Omicron fait planer une menace réelle sur la tenue de la Coupe d’Afrique des Nations à partir du 9 janvier 2022, voilà que l’ECA ne fait rien pour arranger les choses. L’association européenne des clubs a en effet déclaré qu’elle pourrait retenir les internationaux africains évoluant sur le Vieux-Continent. En cause : le manque de garanties sur la fiabilité du protocole sanitaire qui sera en vigueur pendant la CAN.

« À notre connaissance, la Confédération africaine de football n’a pas encore rendu public un protocole médical et opérationnel adapté pour le tournoi de la CAN, en l’absence duquel les clubs ne seront pas en mesure de libérer leurs joueurs pour le tournoi. »

L’ECA dans un communiqué envoyé à la FIFA

Et ce n’est pas la seule chose qui préoccupe l’ECA. L’association européenne des clubs s’inquiète aussi d’une absence des internationaux qui pourrait être plus longue que la période de mise à disposition prévue (du 9 janvier 2022 au 6 février 2022 maximum). En effet, des « quarantaines et restrictions de déplacement » plus sévères en raison de la flambée du variant Omicron pourraient allonger l’indisponibilité des joueurs.

Vers une CAN sans internationaux évoluant en Europe ?

Et l’ECA bénéficie d’un cadre légal qui pourrait lui permettre de mettre ses menaces à exécution. En effet, la FIFA autorise les clubs à retenir leurs joueurs si « une quarantaine d’au moins cinq jours est obligatoire à compter de l’arrivée » sur le lieu « où est censé se disputer le match de l’équipe nationale » du joueur, ou sur le lieu du club de ce joueur à son retour de la compétition.

Gianni Infantino, le président de la FIFA, lors de l'assemblée générale extraordinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF). Icon Sport
Gianni Infantino, le président de la FIFA, lors de l’assemblée générale extraordinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF). Icon Sport

Début décembre, le Conseil d’administration de l’ECA avait déjà mis la pression en rappelant ces règles. Elles doivent être « strictement respectées » , a insisté l’ECA dans son récent courrier adressé à la FIFA. « Dans le cas contraire, les joueurs ne doivent pas être libérés pour leur équipe nationale » , a martelé l’association européenne des clubs. La Confédération Africaine a encore du pain sur la planche pour que la CAN se déroule comme prévu…

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