L'ASSE traverse une période délicate après avoir totalement manqué son sprint final, concédant trois défaites de rang dans le money time pour la montée directe en Ligue 2. Deux ans après le passage du club sous pavillon canadien, le bilan dressé par le journaliste Romain Molina s'avère particulièrement piquant pour la gestion stéphanoise.
L'ASSE n'a pas réussi à sécuriser sa place parmi l'élite de manière directe et a terminé à une décevante troisième place du championnat. Malgré les importants moyens financiers engagés tout au long de l'exercice (25€ de transferts l'été dernier), la désillusion reste majeure pour les supporters et les observateurs. Saint-Etienne conserve une opportunité ultime de retrouver l'étage supérieur à travers les barrages face à l'OGC Nice, mais les crispations internes et les doutes autour du projet global refont surface. Le journaliste critique ouvertement ce manque de maîtrise, soulignant le décalage flagrant entre les investissements consentis et la réalité des prestations livrées sur la pelouse.
Les vérités piquantes de Romain Molina sur la direction de l'ASSE
Dans une analyse détaillée de la situation de l'ASSE, Romain Molina n'a pas ménagé les dirigeants stéphanois. Son constat se veut implacable concernant l'écart de performance : "Avec un budget pareil, ne pas terminer dans les deux premiers, c'est comme si le PSG terminait troisième de Ligue 1". Il pointe du doigt une forme de suffisance qui s'est installée à la direction : "Une suffisance incroyable lorsqu'ils ont gagné plusieurs matchs où c'était un peu ric-rac. Ça y est, c'est tout bon, c'est de retour". Ciblant Ivan Gazidis sans le nommer, il rappelle une réalité managériale : "C'est pas parce que tu as été Arsenal à un moment donné que tu vas réussir de partout".
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Le journaliste note que les maux du passé n'ont pas disparu : "Les problèmes qu'on avait à Saint-Etienne au moment du rachat, on les a encore quasiment deux ans après". Enfin, concernant l'avantage de l'environnement local, l'analyse se fait amère : "Tu joues à Geoffroy Guichard qui, normalement, devrait te donner un avantage incroyable et unique en deuxième division française". Évoquant le récent barrage, il conclut avec sévérité : "Saint-Etienne a eu finalement pas mal de réussite parce que ce n'étaient pas forcément les Verts qui méritaient de s'imposer face aux Ruthénois", a-t-il expliqué, quelques jours après la victoire à l'arrache face à Rodez.