dans

İlkay Gündoğan : « Marquer des buts ne me rend pas plus heureux »

Dans le dictionnaire des synonymes, il y a écrit « İlkay Gündoğan » à la place d’altruisme

İlkay Gündoğan. Icon Sport
İlkay Gündoğan. Icon Sport

Au cœur de la machine de guerre Manchester City, İlkay Gündoğan rayonne cette saison. Entre mi-décembre et mi-février, le milieu relayeur allemand avait notamment claqué une folle série de 11 buts en 12 matchs. Mais cela ne représente pas grand chose pour ce grand modeste et cet altruiste qui pense avant tout au bien de l'équipe, comme il l'a confié lors d'une interview à Sky Sports ce mardi 16 mars. Plus

İlkay Gündoğan est un milieu de terrain fantastique, et il suffit d’interroger les fans du Borussia Dortmund (son ancien club) ou de Manchester City pour le confirmer. Mais c’est véritablement à partir du mois de décembre dernier que l’Allemand a pris une autre dimension.

En marquant contre le promu West Bromwich lors d’un match nul amer (1-1), le joueur de 30 ans ne se doutait sûrement pas qu’il entamerait là le début d’une folle série. Lors des 11 rencontres suivantes, jusqu’à la mi-février, Gündoğan va marquer dix fois. Une statistique époustouflante pour un milieu de terrain.

Marquer des buts ? Gündoğan s’en fiche !

Mais à entendre Gündoğan, qui s’est confié lors d’une interview à Sky Sports, ces buts n’ont rien changé à sa vie. Car marquer ne représente pas grand chose pour lui.

« Le fait que je marque des buts maintenant – et beaucoup de buts – ne fait pas de moi un meilleur joueur et ne me rend pas plus heureux. Je cherche toujours à améliorer la façon dont j’ai jouée, peu importe si j’ai marqué. (…) Si je veux continuer à marquer des buts ? Je suis loin de répondre oui. Si je dois signer un document qui dit que je ne vais plus marquer jusqu’à la fin de la saison, mais que mon équipe remporte tous les trophées, je le signe tout de suite. « 

İlkay Gündoğan à Sky Sports
İlkay Gündoğan
İlkay Gündoğan. Icon Sport

La lumière le met mal à l’aise

Cela pourrait sembler étonnant que Gündoğan n’apprécie pas cette gloire soudaine. Mais l’Allemand n’est pas du genre à chercher la lumière. Modeste, discret et timide, il se rapproche du caractère d’un N’Golo Kanté, qui serait presque gêné s’il empilait soudainement les buts.

« C’est un peu bizarre (cette médiatisation), pour être honnête. C’est quelque chose dont je n’ai pas l’habitude. Je ne suis pas le genre de gars qui aime être le centre d’attention, mais je dois faire avec » .

İlkay Gündoğan à Sky Sports
İlkay Gündoğan
İlkay Gündoğan tente de se faire à son nouveau rôle de buteur. Icon Sport

La définition même de l’altruisme

Et en plus de ça, le milieu de Manchester City possède un vrai côté altruiste et empathique, qui en fait l’anti-égoïste par excellence.

« Le succès de l’équipe, c’est ainsi que je définis mon bonheur en termes de football » (…) Mon plus beau but de la saison, c’est celui contre Tottenham (3-0), en février. Pas pour le but en lui-même, mais pour la joie d’Ederson que j’ai vue après-coup à la télé. Voir le bonheur et le sourire sur son visage était tout simplement génial. Il ne s’agit pas de ma réussite personnelle, mais de toute l’équipe » .

İlkay Gündoğan à Sky Sports
İlkay Gündoğan
İlkay Gündoğan s’épanouit au milieu de la joie de ses coéquipiers. Icon Sport

Pour ajouter une couche colorée à ce superbe tableau, Gündoğan se distingue aussi par son côté perfectionniste maladif.

« Je suis quelqu’un qui tente de réaliser le match parfait, même si je sais que ce n’est pas possible. Je ne veux jamais faire d’erreur, je ne veux jamais rater une passe. Même une passe qui trouve un coéquipier mais qui arrive sur son mauvais pied, ce n’est pas une bonne passe pour moi » .

İlkay Gündoğan à Sky Sports

Et une frappe qui termine au fond des filets, ce n’est pas un assez beau but pour l’esthète allemand ?

Personne(s) lié(s) à cet article : İlkay Gündoğan
S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires