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Guus Hiddink : l’entraîneur néerlandais prend sa retraite à 74 ans

Un partisan du « football total », qui a mené les Pays-Bas en demi-finale de la Coupe du monde 1998 et la Corée du Sud à la 3e place du Mondial 2002 !

Guus Hiddink a annoncé sa décision de prendre sa retraite. Icon Sport
Guus Hiddink a annoncé sa décision de prendre sa retraite. Icon Sport

Guus Hiddink, l'ancien sélectionneur des Pays-Bas (demi-finaliste de la Coupe du monde 1998) et de la Corée du Sud (troisième de la Coupe du monde 2002), a annoncé qu'il prenait sa retraite. A 74 ans, l'ex-entraîneur de Chelsea et du Real Madrid, vainqueur de la C1 en 1988 avec le PSV, occupait le poste de sélectionneur de Curaçao. Il était réputé pour faire des miracles avec des sélections modestes comme la Corée du Sud ou la Russie (demi-finaliste de l'Euro 2008). Plus

Hiddink rend son tablier après un dernier tour de piste à Curaçao

Guus Hiddink (74 ans), l’un des entraîneurs emblématiques des Pays-Bas, dit stop. L’ancien sélectionneur des Oranje a choisi de mettre un terme à sa dernière expérience sur le banc de Curaçao, une île des Caraïbes qui fait partie du Royaume des Pays-Bas.

« Ces derniers temps, avec la pandémie, je n’ai pas beaucoup travaillé. J’ai discuté avec le président de la Fédération de Curaçao et on a décidé d’arrêter notre collaboration. Je vais arrêter totalement. Je ne vais pas faire comme Dick Advocaat (autre entraîneur emblématique néerlandais qui est sorti de sa retraite en juillet pour devenir sélectionneur de l’Irak). »

Guus Hiddink dans le talk-show HLF8 sur SBS 6

Corée du Sud, Russie… Guus « le faiseur de miracles »

Guus Hiddink restera pour toujours associé à l’image d’un sélectionneur « faiseur de miracles » , capable de porter des nations modestes vers des sommets inattendus. C’est lui, notamment, qui a emmené l’étonnante équipe de Corée du Sud à la troisième place de la Coupe du monde 2002. C’est lui, aussi, qui a envoyé la Russie en demi-finales de l’Euro 2008 après une victoire mémorable en quart contre… les Pays-Bas (3-1 a.p).

Guus Hiddink entouré par ses joueurs après la victoire de la Russie en quart de l'Euro 2008 face aux Pays-Bas. Icon Sport
Guus Hiddink entouré par ses joueurs après la victoire de la Russie en quart de l’Euro 2008 face aux Pays-Bas. Icon Sport

Mais avant cela, Hiddink avait déjà un joli pedigree. Révélé au PSV Eindhoven pour sa première expérience d’entraîneur principal, il a permis aux Boeren de décrocher trois titres de champion consécutifs, au nez et à la barbe de l’Ajax (entre 1987 et 1989). Au niveau européen, le PSV a aussi remporté sous sa direction une Coupe d’Europe des clubs champions (1988).

Magnifique mais jamais gagnant : le symbole du football néerlandais

De quoi convaincre la Fédération néerlandaise de le nommer sélectionneur en 1995. Ce partisan du « football total » a permis aux Oranje de retrouver une place à part dans l’échiquier mondial grâce à un jeu flamboyant, mais il restera également associé au traumatisme national : les tirs au but. C’est sur cette phase de jeu qu’Hiddink et les Pays-Bas ont été éliminés de l’Euro 1996 en quart de finale face à la France (0-0, 4-5 t.a.b) et surtout en demi-finale de la Coupe du monde 1998 par le Brésil (1-1, 2-4 t.a.b). Un comble pour celui qui était surnommé « Guus le chanceux » !

Guus Hiddink à l'Euro 1996 avec les Pays-Bas. Les Oranje se feront éliminer en quart par la France aux tirs au but. Icon Sport
Guus Hiddink à l’Euro 1996 avec les Pays-Bas. Les Oranje se feront éliminer en quart par la France aux tirs au but. Icon Sport

Un dernier passage marquant à Chelsea en 2009… puis le déclin

Meurtri, Hiddink s’est néanmoins forgé une belle réputation à la tête des Pays-Bas. De quoi convaincre le Real Madrid (1998-1999) et Chelsea, dix ans plus tard (2009), de lui confier leur banc. Mais après sa première expérience sur le banc des Blues, couronnée de succès (un triomphe en FA Cup et un bilan de 16 victoires et une seule défaite en 22 matchs), la carrière d’Hiddink a commencé à battre de l’aile.

Ce qui n’a pas empêché Roman Abramovitch de rappeler le pompier de service en décembre 2015, alors que les Blues étaient au plus mal. Hiddink a alors fait du Hiddink, spécialiste dans l’art de redresser une formation mal en point, en restant invaincu pendant 11 matchs après son intronisation. Mais sa double défaite en 8e de finale de Ligue des champions 2016 (1-2, 1-2) contre le PSG n’a pas joué en sa faveur pour prolonger le plaisir, et cet adepte du 4-2-3-1 s’est lentement dirigé vers la fin de sa carrière. Mais en laissant une trace sacrément radieuse aux quatre coins de la planète.

Guus Hiddink en 2016 avec Chelsea avant le match de Premier League contre le Liverpool de Jürgen Klopp. @iconsport
Guus Hiddink en 2016 avec Chelsea avant le match de Premier League contre le Liverpool de Jürgen Klopp. @iconsport
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