Auteur de débuts parfaits sur le banc de l'ASSE, Philippe Montanier sait que rien n'est acquis et que le chemin qui mène en Ligue 1 est encore long. En tout cas, les Verts seraient bien inspirés de progresser dans un domaine s'ils souhaitent sabrer le champagne au plus vite.
Au soir du fiasco de Boulogne-sur-Mer (défaite 1-0 au Chaudron), l'AS Saint-Etienne avait décidéde remercier son entraîneur, Eirik Horneland. Dans la foulée, c'est Philippe Montanier qui a posé ses valises dans le Forez. Celui qui avait brièvement défendu les cages de l'ASSE en tant que joueur, va désormais tenter d'y briller depuis le banc de touche.
Pour l'heure, force est de constater que le démarrage est de qualité. Ainsi, celui qui a fait monter Boulogne-sur-Mer en Ligue 1 justement a remporté ses deux premiers matches, contre Montpellier puis à Guingamp, excusez du peu. Ce samedi, se profile la réception d'un mal classé en quête de points, Laval. Pour Montanier, tout reste à faire et quelques progrès sont attendus pour espérer l'emporter.
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"Pas un problème physique" à l'ASSE pour Philippe Montanier
Que manque-t-il à l'ASSE pour s'installer durablement dans le duo de tête de Ligue 2 ? Philippe Montanier a la solution : "Il faut qu'on arrive à avoir plus de mobilité. C'est nous aussi, les entraîneurs, de leur donner pas mal de cheminement, de positionnement pour mettre à mal l'adversaire et avoir toujours le contrôle du ballon. L'idéal, c'est d'avoir le contrôle du ballon dans le dernier tiers offensif.(...) Il nous faut plus de mouvements coordonnés, plus de courses, il faut qu'on coure plus. Non pas quand on n'a pas le ballon, mais quand on l'a pour être disponibles et que le porteur du ballon ait non pas une ou deux, mais trois ou quatre solutions. (...) Il faut qu'on ait de la constance là-dessus. Et surtout quand l'adversaire exerce une grosse pression, on doit être capables, sous pression, d'avoir un bon contrôle du jeu."
Avant d'ajouter : Ce n'est pas un problème physique. Je ne pense pas, parce qu'on voit bien les efforts qui ont été faits défensivement, les courses, à se jeter, à s'arracher, à revenir vite. Je pense vraiment que c'est une mobilité qu'il faut qu'on accentue pour que le porteur du ballon ait des solutions et qu'on puisse enchaîner différents cheminements pour arriver dans la surface adverse." Autrement dit, si Saint-Etienne parvient à rectifier le tir dans ce registre, Laval peut s'attendre à souffrir au Chaudron.