La carrière de Nicolas Pépé aurait pu être complètement différente. À l'instar de nombreux joueurs, l'international ivoirien a connu une période floue, avec un transfert qui n'a finalement pas abouti à l'hiver 2016. Dans un entretien accordé à la chaîne Colinterview, pour le média Oh My Goal, l'intéressé est revenu sur cette étape très particulière survenue au cours de son passage angevin. "En décembre (2016), six mois après mes débuts en Ligue 1, il y a Marseille. Il y a un accord entre les deux clubs, mes agents commencent à discuter avec eux. On va dire qu'il y a un accord total. C'est un truc de fou," se souvient-il en rigolant.

"Mes agents sont dans le train pour aller à Marseille, pour négocier le contrat, parce que c'était presque fait. Pendant qu'ils sont dans le train, je ne sais pas ce qui s'est passé. Quand ils arrivent à Marseille, quand ils arrivent dans le bureau, on leur dit 'C'est mort, Angers a demandé un peu plus.'" Plus dans les cordes de son budget, le club olympien avait alors été contraint de se retirer du dossier.

Pépé ne s'est pas laissé abattre

Sur le coup, le natif de Mantes-la-Jolie le reconnaît, il est « dégoûté ». "Dans ma tête, je me voyais faire une année à Angers, puis je comptais voir après. Mais décembre, tu as une opportunité de fou, on te dit Marseille... Directement, j'ai dit oui. Angers a demandé plus et ça a capoté..."

Toutefois, là où d'autres joueurs auraient mentalement flanché, lui est resté complètement mobilisé sur sa carrière. "Je ne l'ai pas pris comme si Angers m'avait tué une opportunité. Je me suis dit 'c'est pas grave, on va continuer à bosser, il y aura peut-être une autre opportunité,' et Lille est arrivé en fin de saison." La suite est faite de deux belles années avant un transfert à Arsenal.