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Après le crash d’avion de Chapecoense, Erwin Tumiri survit à un terrible accident de car

Après le crash d’avion de l'équipe brésilienne de Chapecoense il y a cinq ans, le Bolivien Erwin Tumiri a survécu à un accident d’autocar mardi 2 mars dans son pays. Photo Twitter SaraceniGian
Après le crash d’avion de l'équipe brésilienne de Chapecoense il y a cinq ans, le Bolivien Erwin Tumiri a survécu à un accident d’autocar mardi 2 mars dans son pays. Photo Twitter SaraceniGian

Erwin Tumiri est un survivant. Cinq ans après avoir évité la mort lors du crash aérien qui avait endeuillé le club brésilien de Chapecoense, ce Bolivien de 30 ans a réchappé d'un terrible accident de car, mardi 2 mars, dans son pays. Et selon lui, cela ne doit rien au hasard... Plus

Chapecoense. Le nom de ce club brésilien est pour toujours associé au terrible crash d’avion qui a décimé cette équipe en 2016. Le drame avait fait 71 morts à l’époque, dont 19 joueurs de Chapecoense. Cinq ans après, les cicatrices de cette tragédie ne sont pas encore refermées. Mais Erwin Tumiri, l’un des survivants du crash, s’apprête déjà à en compter de nouvelles.

Un hommage rendu par des supporters portugais
Un hommage rendu lors d’un match de D1 portugaise en 2016. Icon Sport

Après l’avion de Chapecoense, l’autocar bolivien

Mardi 2 mars, ce mécanicien d’aviation âgé de 30 ans est présent à bord d’un autocar en Bolivie. Mais le chauffeur perd le contrôle près d’une falaise, et le véhicule effectue une chute dans un ravin de 150 mètres. Au moins 21 personnes meurent dans l’accident. Mais pas Erwin Tumiri qui, cinq ans après l’avion de Chapecoense, est de nouveau un miraculé.

« Je me sentais un peu endormi et j’écoutais de la musique sur mon téléphone portable, quand j’ai entendu des gens crier. Le bus roulait très vite et j’ai agrippé le siège avant parce que je savais qu’on allait s’écraser. La seule chose que je pouvais faire était de m’accrocher au siège devant moi, d’élargir mes épaules et de m’appuyer contre la fenêtre pour ne pas bouger lorsque l’autocar s’est renversé. Je me suis accroché et je n’ai pas lâché jusqu’à ce qu’on touche le sol. »

Erwin Turumi, auprès de la presse
Un hommage rendu par des supporters du FC Porto
Un hommage rendu par des supporters du FC Porto en 2016. Icon Sport

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Erwin Tumiri n’a même pas perdu conscience après l’impact. Il raconte :

« Je suis sorti à quatre pattes de l’autocar accidenté. J’étais blessé au genou, je me suis dit : Encore une fois ! Ce n’est pas possible ! »

Erwin Turumi, auprès de la presse

Il savait comment s’en sortir

Et le comble, c’est que le Bolivien ne souffre que de blessures mineures. « J’ai des blessures au bras. Je ne peux pas le soulever pour le moment, mais on m’a dit que je retrouverai ma mobilité petit à petit. Et j’ai une entaille au genou, mais c’est tout », a-t-il soufflé depuis son lit d’hôpital.

Real et Barça
Hommage rendu par les joueurs du Barça et du Real lors du Clasico en 2016. Photo Icon Sport

Erwin Tumiri a-t-il une bonne étoile ? Est-il touché par la grâce divine ? A l’entendre, la réalité est beaucoup plus prosaïque. Le mécanicien expliquait en 2016 que sa survie ne devait rien au hasard.

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« J’ai survécu parce que je suivais les protocoles de sécurité. J’ai mis ma tête entre mes jambes et je me suis mis en position fœtale. »

Erwin Turumi, auprès de la presse

Bon à savoir, si ce poissard se retrouve à nouveau au cœur d’un accident dans quelques années. Ce qu’on ne lui souhaite évidemment pas !

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