Après des mois de rumeurs plus ou moins fondées, Antoine Semenyo s'apprête enfin à quitter Bournemouth durant ce mercato hivernal. Et le plus grand perdant dans l'histoire est probablement Chelsea.
Cette fois, le doute n'est plus permis. Comme nous l'évoquions, pas plus tard qu'hier jeudi, Antoine Semenyo va bel et bien quitter Bournemouth à l'occasion de ce mercato d'hiver, afin de rejoindre Manchester City. Il s'agit d'un très gros coup pour l'actuel dauphin d'Arsenal en Premier League. Qui a bien besoin de forces vives alors qu'il accuse actuellement un retard de six points sur les Gunners. Un écart presque identique en Ligue des champions (cinq longueurs).
Auteur de 10 buts et 3 passes décisives depuis le début de saison, Semenyo, ailier droit international ghanéen qui vient de fêter ses 26 ans, est capable de jouer sur tout le front de l'attaque. Courtisé par Liverpool, Tottenham en encore Manchester United, il a finalement décidé de dire oui au projet porté par Pep Guardiola. Le Londonien de naissance aurait aussi pu rentrer chez lui il y a quelques années de cela, en signant à Chelsea. Pour une bouchée de pain. Il n'en a rien été.
Chelsea pouvait recruter Antoine Semenyo pour trois fois rien
Comme le rappelle à juste titre Give Me Sport ces dernières heures, durant les derniers jours du mercato hivernal 2019, Chelsea avait négocié un transfert d'Antoine Semenyo avec Bristol City, son club de l'époque. Les Blues offraient 1,15 million d'euros quand Bristol en réclamait le double pour un attaquant alors âgé de 19 ans. La suite, on la connaît. Le Ghanéen a été transféré à Bournmouth en janvier 2023, contre une indemnité légèrement supérieure à 10 millions d'euros.
110 matches, 32 buts et 13 passes décisives plus tard, voilà Semenyo sur le point de rapporter un énorme chèque aux Cherries. Pour l'anecdote, on pourra donc se souvenir que Chelsea a eu l'occasion de mettre la main sur l'un des futurs grands talents de la Premier League anglaise. Et qu'il n'a pas su saisir sa chance pour un million d'euros. Une goutte d'eau par rapport aux milliards dépensés par les Blues sur la décennie écoulée.