Ce samedi à 23 heures, Didier Deschamps dirigera son tout dernier match en qualité de sélectionneur de l'équipe de France. Son successeur, Zinédine Zidane, a du pain sur la planche. On vous explique pourquoi.

Voilà, c'est (presque) fini. Après la claque reçue hier mardi soir en demi-finale de la Coupe du monde 2026, Didier Deschamps en a quasiment terminé avec son dernier mandat à la tête de l'équipe de France. Il restera une petite finale à disputer, soit contre l'Angleterre, soit face à l'Argentine. Une dernière pour l'honneur, presque dans l'anonymat, dans l'ombre de la grande finale attendue de tous.

Très vite, les observateurs y sont allés de leurs premiers bilans pour dresser le parcours de DD depuis 2012. Entre la satisfaction de ce titre de champion du monde glané en 2018. Ces deux finales perdues en 2016 à la maison, puis 2022. Et la déception de ne pas avoir permis à cette génération d'enchaîner les trophées. Zinédine Zidane, qui s'apprête à prendre la suite, sait ce qu'il lui reste à faire.

Equipe de France cherche cohésion d'équipe désespérément

S'il y a bien une chose sur laquelle tout le monde est d'accord, ou presque, c'est que l'équipe de France dispose d'un vivier sans égal à traver le globe. Certes, hier soir, l'équipe d'Espagne affichait, elle aussi, un banc 4 étoiles. Mais les Bleus, sans Eduardo Camavinga, Randal Kolo Muani ou encore Hugo Ekitiké, pouvaient presque aligner deux équipes et battre pas mal de monde.

Ce qu'il a manqué sur cette demi-finale de Coupe du monde 2026, ce ne sont pas des individualités fortes, mais bel et bien un plan de jeu capable de tirer le meilleur de ce groupe exceptionnel. Collectivement, tactiquement, mentalement, cette équipe de France a montré ses limites. Comme il a su le faire au Real Madrid, avec trois Ligue des champions et deux sacres en Liga au compteur, Zizou devra mettre les stars au diapason pour que tout le monde joue la même partition. Tout en renforçant quelques secteurs qui en auraient bien besoin.

Un milieu de terrain en pleine reconstruction

Joueur de l'équipe de France depuis septembre 2024, juste après la belle médaille d'argent glanée aux JO Paris 2024, Manu Koné aura été l'une des bonnes surprises de la Coupe du monde 2026. Avec Adrien Rabiot, il a rendu de fiers services aux Bleus. A la différence d'un Aurélien Tchouaméni embêté par des pépins physiques, et clairement pas à son meilleur niveau.

Comme Eduardo Camavinga, son compère du Real Madrid, peut-il retrouver de sa superbe pour guider la sélection tricolore vers l'Euro 2028 ? Avec un N'Golo Kanté tout proche de la retraite internationale, un Paul Pogba qui ne retrouvera peut-être jamais son lustre d'antan, la relève se fait attendre. Le Parisien Warren Zaïre-Emery, peu utilisé lors du Mondial, peut-il tenir ce rôle ?

Les Bleus se cherchent des latéraux de qualité

Si Jules Koundé avait repris des couleurs lors de la phase à élimination directe, le joueur du FC Barcelone n'a pas franchement impressionné contre l'Espagne. Que dire que le prestation de Lucas Digne, à gauche, indigne d'un match de cette importance. Leurs concurrents au poste, Théo Hernandez et Malo Gusto, n'ont pas brillé davantage durant le tournoi.

Le joueur de 23 ans a l'avenir devant lui, surtout s'il part rejoindre Rayan Cherki à Manchester City. A 26 ans, Pierre Kalulu peut garder espoir. Les doubles confrontations qui se profilent, en Ligue des Nations, contre la Turquie, la Belgique et l'Italie, pour boucler 2026, devraient permettre à Zinédine Zidane de tester plein de nouvelles choses. L'avenir de l'équipe de France à court, moyen voire long terme, en dépend.