La Coupe du monde 2026 a officiellement fermé ses portes hier dimanche soir. De la fin cruelle pour l'équipe de France au sacre logique de l'Espagne, en passant par l'attitude de l'Argentine, voici nos tops et nos flops de ce Mondial américain, mexicain et canadien.

Pour la première fois, la Coupe du monde a réuni pas moins de 48 sélections, un record. La compétition a donc été rallongée d'une semaine, pour permettre de méanger autant que possible les organismes. D'autant que les déplacements ont parfois été très longs. Même les meilleures nations ayant souvent parcouru plus de 10 000 kilomètres tout au long de l'épreuve. Un Mondial qui aura soufflé le chaud et le froid.

L'Espagne fait gagner le football à la Coupe du monde 2026

Impressionnante face à une équipe de France bien démunie au tour précédent, l'Espagne abordait la finale de la Coupe du monde 2026 avec la faveur des pronostics. Malgré une domination de chaque instant, la Roja a bien failli être poussée vers la fameuse séance de tirs au but. Mais Ferran Torres est passé par là pour faire respecter la plus grandes des logiques.

A l'inverse, on ne pourra que dénoncer le comportement de l'Argentine. Footballistiquement, d'abord, avec zéro tir durant une bonne partie de la rencontre, et un refus de jeu total. Lionel Messi aura touché une quinzaine de ballons en première période, bien trop peu, ne serait-ce que pour espérer un coup de génie.

Et puis il y a eu ce comportement indigne d'une grande nation de football. Sans cesse à vouloir chambrer l'adversaire, voire le violenter. Enzo Fernandez a reçu un carton rouge pour l'ensemble de son oeuvre. Sans parler des scènes après le coup de sifflet, dignes d'un mauvaise match de quartier. L'Albiceleste est une grande nation de football, elle possède le meilleur joueur de tous les temps. Mais elle n'a clairement pas fait honneur à sa réputation. Cette fois, le méchant a perdu.

Une équipe de France aux deux visages

Sereine, et même impressionnante offensivement, l'équipe de France aura fait rêver ses supporters jusqu'au dernier carré. Devant, Kylian Mbappé, meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde, le Ballon d'Or Ousmane Dembélé, le passeur fou Michael Olise, et les deux péptites du PSG, Désiré Doué et Bradley, forment un arsenal offensif unique sur la planète foot.

Problème, niveau cohérence collectif et plan de jeu tactique, les Bleus n'auront jamais inquiété une équipe d'Espagne nettement supérieure (0-2). Dans un tout autre contexte, Didier Deschamps a vécu un cauchemar pour sa dernière sur le banc, avec un revers 6 buts à 4 lors de la petite finale face à l'Angleterre. Zinédine Zidane le sait, il a du pain sur la planche en vue de l'Euro 2028.

Argent, interventionnisme politique, bienvenue aux Etats-Unis

Tout fan de football ayant eu pour projet d'assister à un match de sa sélection préférée a dû casser son PEL. Comptez 20 euros la pinte de bière, près de 10 000 euros en moyenne pour une place en finale. Des prix délirants, qui ont refroidi bon nombre de fans de ballon rond. Ce sport populaire n'a jamais si mal porté son nom.

Que dire de Donald Trump et de sa politique ? Son coup de fil à la FIFA pour faire annuler la suspension de l'Américain Folarin Balogun est digne de France - Koweït en 1982. Sans oublier les conditions dans lesquelles a été reçue la sélection d'Iran. Ou encore l'interdiction de l'arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan de venir exercer son métier. On ne parlera pas de Coupe du monde de la honte, mais pas mal de choses devront changer d'ici 2030.

Une Coupe du monde 2026 élargie, ça se discute

Enfin, revenons sur l'une des grandes nouveautés de cette Coupe du monde 2026, le passage à 48 nations. Pour les favoris, disputer un match de plus dans un tournoi plus long, avec des déplacements parfois immenses, a forcément laissé des traces physiques et psychologiques.

Mais pour le Cap-Vert, qui a accroché l'Espagne (0-0) avant de pousser l'Argentine en prolongation (3-2). Pour Curaçao, qui a pu se frotter à l'Allemagne, avant de prendre un point contre l'Equateur. Pour l'Iran, invaincu lors de la phase de poules, mais éliminé, dans un contexte géopolitique très compliqué. Une telle expérience aura été tout simplement unique. Un effort pour les uns, des émotions pour les autres. Vivement 2030 pour en vivre de nouvelles, encore plus belles, on l'espère.