L'équipe de France a vu sa Coupe du monde 2026 s'arrêter la nuit dernière. Après deux défaites finales, les Bleus terminent à la quatrième place. Frustrant après un début de parcours impeccable. Alors, bon ou mauvais tournoi pour la fin de mission de Didier Deshamps ? On fait le point.
Victorieuse en 2018, finaliste de la dernière édition, l'équipe de France faisait logiquement partie des trois ou quatre nations favorites dans la course au titre avant le coup d'envoi de la Coupe du monde 2026. La phase de poules et le début de celle à élimination directe laissaient d'ailleurs entrevoir de grandes choses. Puis le soufflé est retombé, brutalement, en l'espace de quatre jours.
Des individualités incroyables, un vivier presque illimité
Très vite, au moment de l'annonce des différentes listes, les observateurs étaient unanimes : l'équipe de France pouvait composer deux équipes et rivaliser avec n'importe qui, ou presque. Paradoxalement, Didier Deschamps s'est appué sur un noyau dur pendant tout le tournoi, donnant 0 minute de temps de jeu aux champions du monde N'Golo Kanté et Lucas Hernandez.
Au-delà des statistiques presque effrayantes du capitaine Kylian Mbappé devant le but, et de Michael Olise à la passe, les Bleus ont pu compter sur des individualités de classe mondiale. Du Ballon d'Or Ousmane Dembélé à la solidité défensive d'un Dayot Upamecano. Le PSG était d'ailleurs fièrement représenté, Bradley Barcola et Désiré Doué ayant animé l'attaque tricolore, à tour de rôle.
Avec un bilan de 16 buts marqués contre 2 encaissés, la France a atteint les demi-finales avec autorité. Portée par un jeu vers l'avant et un danger permanent pour les défenses adverses. Même le Maroc, pourtant très à son avantage, notamment face au Brésil en ouverture, n'a rien pu faire. Mais tout s'est compliqué dans le dernier carré.
La France va devoir travailler son jeu en équipe
Sur le papier, ce France - Espagne avait toutes les raisons d'être palpitant, pour ne pas dire dantesque. Mais d'affiche, il n'y a pas eu. Malgré une densité folle, l'équipe de France a pris une leçon de collectif et de tactique. Une cohésion indispensable pour aller au bout. Ce n'est d'ailleurs pas un hassard sur la Roja va retrouver l'Argentine en finale. Deux nations solides qui jouent en équipe comme personne. A ce petit jeu, nos Bleus auront été bien trop tendres.
Ce sera, assurément, l'un des chantiers majeurs de Zinédine Zidane, successeur désigné de Didier Deschamps. Lors de la petite finale, les remplaçants n'auront clairement pas été au diapason, à l'image d'un Rayan Cherki trop peu impliqué. En 2018, c'est ce qui avait fait la force des Tricolores. Avec un groupe uni, complémentaire, et des joueurs prêts à donner corps et âme pour les uns et les autres.
En demi-finale, cette équipe de France a beaucoup trop déjoué pour rester dans le game. Les Bleus n'ont jamais existé, et partaient de trop loin pour rêver de cette fameuse troisième finale planétaire consécutive. Qualifier ce Mondial d'échec sera un peu exagéré. La déception est à la mesure du talent présent dans ce groupe France. Mais le jeune génération a l'avenir devant elle. Et en accordant les violons, un sacré lors de l'Euro 2028 ne sera, assurément, pas très loin.