Il y a un mois à peine, le Bayern semblait encore prenable. Le champion d'Europe en titre traversait une période très compliquée, entre l'accumulation de la fatigue et une forme d'essoufflement dans le jeu. Mais depuis, le géant allemand a largement rectifié le tir. A la manière du Bayern : en écrasant ses adversaires.

Le Bayern retrouve son statut d'ogre

Depuis la défaite contre l'Eintracht Francfort (1-2) en championnat le samedi 20 février, les partenaires de Robert Lewandowski ont corrigé la Lazio en huitièmes de Ligue des champions (4-1, 2-1). Ils ont aussi fait voler en éclats le Borussia Dortmund (4-2) en Bundesliga, ainsi que Cologne (5-1), et le Werder Brême (3-1) dans une moindre mesure.

Mais au fond, quoi de plus logique pour le Bayern ? Epuisés par l'accumulation des matchs et l'usure psychologique, les Bavarois avaient besoin de quelques rencontres pour reprendre leur souffle. Les voilà de retour avec de l'envie, du mordant, de l'énergie... et des cadres qui ne manquent plus à l'appel.

Le Covid pour Thomas Müller, Leon Goretzka et Benjamin Pavard, les blessures pour Serge Gnabry et Corentin Tolisso... Tout ce beau petit monde a pu retrouver sa place - à l'exception du milieu français. Aujourd'hui, le Bayern peut enfin de nouveau aligner son équipe-type (hormis Thiago Alcantara, parti à Liverpool). Celle qui avait terrassé le PSG en finale de la Ligue des champions l'an dernier (1-0)...

Le Bayern n'est plus aussi intouchable qu'avant

Mais depuis cette cruelle soirée pour les rêves de grandeur des Parisiens, le Bayern n'est plus tout à fait ce monstre qui semblait inarrêtable. Le Rekordmeister, d'ailleurs, avait déjà ses failles l'an dernier. L'Olympique lyonnais, notamment, les avait parfaitement mises en lumière lors des 20 premières minutes de la demi-finale, finalement perdue (0-3).

En jouant très haut, le Bayern laisse souvent des espaces dans le dos de sa défense, que Jérôme Boateng et David Alaba ont souvent du mal à compenser. Et c'est une configuration dans laquelle le PSG, généralement, se régale. Les Parisiens aiment laisser le ballon pour piquer en phase de transition, où ils sont redoutables grâce à la vitesse de Kylian Mbappé.

D'autre part, le Bayern n'a donc plus cette forme physique étincelante, qui lui permettait de courir dans tous les sens et de remporter tous les duels l'an dernier. Et c'est en dehors du terrain que des incertitudes et des tensions viennent perturber le Bayern avant son quart de finale. L'entraîneur Hansi Flick et le directeur sportif Hasan Salihamidžić se sont ainsi écharpés dernièrement. Un Flick qui est aussi chamboulé par la possibilité de prendre le poste de sélectionneur de l'Allemagne, que la Fédération allemande serait prête à lui confier. Alors, on y croit côté PSG ?