Man City face au cadenas Atlético

Man City a fait la moitié du chemin. Certainement le plus dur, en s'imposant sur la plus petit des marges à l'Etihad Stadium en quart de finale aller de Ligue des champions contre l'Atlético. Un but de Kevin De Bruyne, bien servi par Foden, qui vaut de l'or avant le déplacement au Wanda Metropolitano ce mercredi 13 avril.

Et pour cause. Le match aller avait été une véritable attaque-défense, sans pour autant que les hommes de Pep Guardiola ne se montrent très dangereux devant les buts de Jan Oblak. La faute à une organisation ultra défensive mais très bien huilée de Diego Simeone et des siens, avec un fameux 5-5-0. C'est donc sur un exploit de Foden et de Kevin De Bruyne que Man City a pu faire la différence. Au match retour, la physionomie du match pourrait être la même, à une exception près.

10 première minutes de folie ?

Et si, comme face au voisin mancunien, l'Atlético de Madrid misait sur un pressing haut durant les premières minutes pour tenter de faire son retard ? Un scénario probable tant les aspects physique et mental sont très importants au coup d'envoi d'une rencontre. Presser pour faire douter City, qui a montré par le passé être faillible lorsqu'ils sont acculés dans leur 30 mètres. Leur laisser le ballon serait leur laisser le temps de mettre en place leur jeu et de réciter leurs gammes. Tiki, taka, tiki, taka.

Et alors que l'Etihad est connu pour son ambiance feutrée et théâtrale, le Wanda Metropolitano pourrait lui rugir dès les premiers instants. Et ce même si 5000 personnes manqueront à l'appel après la fermeture partielle du stade à la suite d'incidents lors du match aller. Poussés par tout un stade, Antoine Griezmann et João Félix seront en charge de lancer les premiers pressings et d'asphyxier les Skyblues.

Patience, calme et réalisme

Si les Colchoneros pourraient tenter d'enflammer la rencontre dès le coup de sifflet de l'arbitre, les hommes de Guardiola devront eux faire preuve de patience. Faire le dos rond en attendant que la vague rouge et blanche passe, rester solides défensivement et faire preuve de réalisme lors de chaque ressortie de balle.

Faire comprendre à l'Atlético qu'en trois passes, eux aussi sont capables de transpercer le pressing madrilène pour se présenter face au but de Jan Oblak. Si le message passe, alors les Colchoneros reculeront inconsciemment pour se protéger. Et Man City aura alors gagner la première bataille : la psychologique. Restera alors le plus dur, mettre le ballon au fond des filets pour prendre le large et s'éviter des sueurs froides. Parce que le 1-0 de l'aller reste un bon résultat pour l'Atlético, qui est touché mais encore en vie. Aux Cityzens de l'achever.