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Emiliano Sala, le destin brisé d’un Argentin qui ne lâchait rien

Personne n’oublie l’ancien Nantais.

Emiliano Sala nous a quittés le 21 janvier 2019. (icon sport)
Emiliano Sala nous a quittés le 21 janvier 2019. (icon sport)

Emiliano Sala est tragiquement décédé le 21 janvier 2019 dans un accident d'avion alors qu'il rejoignait Cardiff pour s'engager avec les Bluebirds. Un destin tragique pour un joueur atypique. Plus

Sala, à jamais dans les mémoires

La vie d’Emiliano Sala s’est brutalement arrêtée le 21 janvier 2019 alors qu’il prenait un avion pour rejoindre Cardiff et s’engager avec le club de la capitale galloise. Dans un terrible accident, l’Argentin et le pilote de l’avion n’ont pas survécu. Celui qui aurait dû fêter ses 32 ans en octobre prochain ne sera jamais oublié. L’occasion de rappeler le joueur et la personne qu’il était.

Emiliano Sala, toujours dans les mémoires. (icon sport)
Emiliano Sala, toujours dans les mémoires. (icon sport)

Les amoureux du foot se souviendront longtemps de ce qu’ils faisaient ce 21 janvier 2019, lorsqu’ils ont appris la disparition des radars de l’avion de Sala. Ni les jours qui ont suivi, entre espoir et fatalité. Le monde du football avait mis de côté les guerres de clubs, les rivalités poussiéreuses et qui paraissent si futiles lorsque la réalité vient vous frapper de plein fouet. Celle qui vous rappelle que tout peut s’arrêter en une fraction de seconde.

Des hommages à la hauteur de l’homme

Les hommages s’étaient alors multipliés sur les pelouses européennes. Comme le poignant retour à la Beaujoire du FC Nantes contre l’AS Saint-Etienne le 30 janvier 2019. « Emiliano, ce soir les supporters ont tous un accent argentin« , écrivait la Brigade Loire alors qu’un tifo immense recouvrait les tribunes de l’antre nantais.

Tous les supporters des Canaris s’étaient donnés rendez-vous pour rendre un dernier hommage à Emiliano Sala, reprenant à tue-tête ce chant désormais tristement célèbre. « C’est un Argentin, qui ne lâche rien, Emiliano Sala, Emiliano Sala, Emiliano Sala !« , alors que le jeu s’était arrêté à la neuvième minute pour une minute d’applaudissements.

Emi avait la rage de vaincre

Partout où il sera passé, Emiliano Sala aura laissé une trace. Arrivé à Bordeaux au sein du Proyecto Crecer, c’est en 2010 qu’il pose ses valises en Gironde. Prêté à Orléans puis à Niort, l’Argentin n’aura finalement jamais pu saisir sa chance chez les Girondins. Après un nouveau prêt à Caen, c’est à Nantes que l’attaquant atypique explose. 48 buts en 133 matches, et notamment une dernière demi-saison exceptionnelle, avec 12 buts en 19 matches.

Emiliano Sala, sous les couleurs du FC Nantes, en 2018. (icon sport)
Emiliano Sala, sous les couleurs du FC Nantes, en 2018. (icon sport)

Pas forcément le plus doué, Emiliano Sala a travaillé dur et a fait preuve d’une grande abnégation pour réaliser son rêve, celui d’être footballeur professionnel. Il aura certainement dû travailler deux fois plus que les autres pour atteindre son objectif, mais a fini par gagner le cœur des supporters et de ses coachs. En revanche, le sens du but était inné chez lui, et il l’a démontré tout au long de sa jeune carrière. Caprice du destin, c’est en allant se frotter aux défenses de Premier League que sa vie s’est brutalement arrêtée. Mais l’image d’Emiliano Sala reste intacte. Celle d’un guerrier, d’un grand homme et d’un joueur qui a fait de chacune de ses faiblesses une force pour aller toujours plus loin.

Ici et là-bas, personne ne t’oublie, Emi.

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