Le 16 juin prochain sera donné le coup d'envoi de la Coupe du monde 2026 pour l'équipe de France. Après un galop d'essai face au Sénégal, les Bleus devront se méfier de l'Irak, qui vendra chèrement sa peau. Analyse et décryptage.
On y est presque. Alors que les compétitions nationales et européennes touchent à leur fin, la Coupe du monde 2026 arrive à grands pas. Dans le groupe I de l'équipe de France, on va retrouver le Sénégal, l'Irak et la Norvège. Justement, après avoir défié le Sénégal, champion d'Afrique en titre, déstitué dans la foulée sur tapis vert, les Bleus devront se mesurer à l'Irak.
Sur le papier, beaucoup d'amateurs du ballon rond voit cette seconde rencontre comme une formalité. Presque un match des coiffeurs, entre deux grosses échéances. Pourtant, les Irakiens ont mérité de disputé ce Mondial, pour ce qui constituera leur seconde participation dans l'histoire. Attention à cette nation pleine d'enthousiasme qui fera tout pour faire parler d'elle contre Kylian Mbappé et les siens.
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Un barrage historique pour l'Irak
Le 1er avril 2026 restera gravée dans la mémoire des supporters de l'équipe d'Irak. En effet, les Lions de Mésopotamie ont battu la Bolivie au terme d'un barrage intense (2-1). Pour la première fois depuis 1986, et pour la seconde fois de leur histoire, les Irakiens vont donc avoir l'honneur et le privilège de participer à une phase finale de Coupe du monde. L'Irak étant d'ailleurs le 48e et dernier pays qualifié.
Curieux hasard, le Mondial 86 avait déjà lieu au Mexique, comme cette année (du moins en partie). Histoire de bien préparer cette compétition planétaire, le second adversaire de l'équipe de France va d'abord tenter de parfaire ses automatismes contre Andorre. Avant une grosse répétition générale, quelques jours plus tard, face à l'Espagne. Histoire d'entrer dans le vif du sujet, avant l'heure.
Graham Arnold connaît bien l'équipe de France
Le 22 novembre 2022, l'équipe de France avait parfaitement réussi son entame en Coupe du monde, en dominant nettement l'Australie. Sur le banc australien, on retrouvait alors Graham Arnold. Un sélectionneur qui avait permis aux Socceroos d'atteindre les huitièmes de finale, en battant la Tunisie et le Danemark dans la foulée.
Le 22 juin 2026, c'est aux commandes de l'équipe d'Irak que Graham Arnold va tenter de prendre sa revanche sur les Bleus. Cependant, il n'aura pas les mêmes forces vives à disposition. Aymen Hussein (89 sélections, 32 buts) étant le capitaine de cette formation.
Peu de joueurs sont parvenus à percer en Europe. Zidane Iqbal, actuellement à Utrecht aux Pays-Bas, a été formé à Manchester United, sans parvenir à s'imposer chez les Red Devils. Merchas Doski, latéral gauche du Viktoria Plzen, en République tchèque, a joué la Ligue Europa et les barrages de la Ligue des champions cette saison. Suffisant pour contrarier l'équipe de France ?
Un match "facile" à ne pas négliger
On l'a dit et répété, avec un match de plus à jouer et une semaine supplémentaire de compétition, la Coupe du monde 2026 a des allures de véritable marathon. L'équipe de France, qui n'a pas hérité d'un groupe aisé avec le Sénégal et la Norvège d'Erling Haaland au menu, n'aura que peu de répit.
Et si Didier Deschamps profitait de cette seconde rencontre, face à l'Irak, pour faire souffler ses cadres. Une idée plus que tentante, surtout quand on regarde la densité de la liste annoncée par le sélectionneur tricolore. Néanmoins, il ne faudrait pas tomber dans le piège tendu par cette modeste sélection irakienne, et se retrouver à jouer sa survie contre les Norvégiens. Sacré dilemme, vous l'aurez compris.