Ce week-end, l'équipe de France va disputer la quatrième "petite finale" de Coupe du monde de son histoire, contre l'Angleterre. Avec deux victoires à leur actif, les Bleus espèrent finir sur une bonne note. Retour sur l'historique des Tricolores concernant cette consolante si particulière.

Dans la nuit de samedi à dimanche, l'équipe de France va en terminer avec cette Coupe du monde 2026. L'enjeu, une troisième place finale à disputer à l'Angleterre, ne fera pas lever les foules. Le titre étant promis à l'Espagne ou à l'Argentine. Mais les Bleus auront à coeur de prouver qu'ils peuvent faire mieux que lors de leur demi-finale timide face à la Roja. Historiquement, cette petite finale reste globalement un bon souvenir pour les Tricolores.

1958, une victoire éclatante pour les Bleus

C'est du côté de la Suède que l'équipe de France disputait la Coupe du monde en 1958. Hélas, le rêve fut briser par le futur vainqueur de l'épreuve, le Brésil, en demi-finale (2-5). Finalement, les Bleus ont parfaitement relevé la tête, emmenés par un Just Fontaine avec 13 buts au compteur. Le 28 juin,c'est l'Allemagne de l'Ouest qui en fait fait les frais (6-3). Une troisième place méritée, glanée pour la toute première fois. Mais pas la dernière.

1982, après France - Angleterre, la déception et le cauchemar

Uniquement battue par l'Angleterre lors des deux premiers tours, c'est en pleine confiance que l'équipe de France a atteint la demi-finale de la Coupe du monde 1982. Mais dans la nuit de Séville, les Bleus, emmenés par Michel Platini, ont rendu les armes aux tirs au but contre l'Allemagne de l'Ouest.

Au terme d'une rencontre marquée par de nombreux buts (3-3), et l'un des plus gros scandales liés à l'arbitage de l'histoire, la sortie kamikaze de Schumacher sur Battiston n'ayant pas été sanctionnée. Dans la foulée, la France n'a pas su s'en remettre, défaite par la Pologne pour la troisième place (2-3).

1986, la Belgique dans les cordes

Quatre ans plus tard, au Mexique cette fois, l'équipe de France a su se remobiliser pour éliminer l'Italie en huitième de finale, puis le Brésil au tour suivant. Hélas, les retrouvailles avec l'Allemagne de l'Ouest, dans le dernier carré, ont accouché de la même issue qu'en Espagne (0-2). A la différence près que les Bleus ont rectifié le tir lors de la petite finale, disposant de la Belgique, après prolongation, grâce notamment à un but de Jean-Pierre Papin (4-2 ap). Du travail bien fait.

2026, un France - Angleterre à sens unique ?

En quarante ans, de l'eau a coulé sous les ponts. L'équipe de France a été championne du monde à deux reprises, finaliste en 2022, et ne peut pleinement se consoler avec une troisième place. Néanmoins, un France - Angleterre est toujours spécial à jouer. Nul doute que les deux sélections auront à coeur de prendre le dessus. Question de suprématie. Au-delà d'une simple petite finale qui n'excite personne ou presque.