Les supporters du RC Lens sont contraints de renoncer à un déplacement en Ligue 1. Suite à une décision du ministère de l'Intérieur, les fans artésiens ne pourront pas se rendre à Brest pour le compte de la 31e journée de championnat prévue ce vendredi soir.
Cette interdiction de déplacement intervient dans un climat de vigilance accrue de la part des autorités. Un arrêté ministériel interdit tout accès au stade Francis-Le Blé et à ses abords pour les sympathisants Sang et Or. En conséquence, la direction du Stade Brestois a confirmé la fermeture totale du secteur visiteurs. Le club breton a également précisé qu'il procèderait au remboursement intégral de tous les détenteurs de billets originaires du Pas-de-Calais, quelle que soit la tribune initialement choisie. Cette mesure radicale prive les joueurs de Pierre Sage d'un soutien populaire précieux dans une fin de saison où chaque point compte pour l'Europe, marquant un nouveau coup d'arrêt pour l'un des publics les plus chauds de France.
- A LIRE AUSSI - RC Lens : 5 destinations possibles pour Robin Risser
Un lourd passif entre les deux camps
La sévérité de cette décision s'explique par les incidents violents ayant émaillé la rencontre entre les deux formations l'année dernière. Le traumatisme des heurts passés reste vif dans l'esprit des forces de l'ordre. Il y a un an, des ultras brestois avaient été agressés dans un restaurant, déclenchant un cycle de représailles particulièrement violent. En réponse, des supporters du RC Lens avaient été victimes d'un véritable guet-apens sur la RN12 après le match, orchestré par des locaux.
Alors qu'un procès lié à ces événements est attendu pour novembre prochain, les autorités ont préféré anticiper tout risque de nouveaux affrontements. Ce contexte de tension persistante entre les deux groupes de supporters rendait, aux yeux de la préfecture et du ministère, la sécurité de l'événement impossible à garantir sans une exclusion totale des visiteurs. Après les restrictions déjà subies lors du déplacement à Toulouse, les fans artésiens voient leur liberté de circulation à nouveau limitée, illustrant la politique de fermeté actuelle concernant la gestion des flux de supporters en France.