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Pep Guardiola (Manchester City) réprouve le principe de la Super League : « ce n’est plus du sport »

Il réclame des défaites avec des conséquences !

Pep Guardiola. Icon Sport
Pep Guardiola. Icon Sport

Pep Guardiola s'est élevé contre le principe de la Super League en tant que championnat quasi fermé, ce mardi 20 avril, en conférence de presse. L'entraîneur de Manchester City n'apprécie pas que les 12 géants de la Super League se soient arrogés l'immunité au sein de la compétition, sans possibilité d'être rétrogradés. Plus

Pep Guardiola est le deuxième entraîneur d’un club fondateur de la Super League à manifester sa désapprobation vis-à-vis du projet. Lundi 19 avril, Jürgen Klopp (Liverpool) avait déjà exprimé son désaccord, en déclarant « je n’aime pas ça« . Si le technicien allemand a fustigé le concept centré sur « toujours plus d’argent« , son homologue catalan a concentré ses critiques sur le principe d’une ligue quasi fermée, qui dénature l’essence du sport selon lui.

La fin de la méritocratie

Ce qui dérange le plus Pep Guardiola, comme il l’a exprimé en conférence de presse mardi 20 avril, est que les clubs fondateurs ne puissent pas être relégués de la Super League, même en cas d’échecs et de mauvais résultats répétés. Il s’agit pour lui d’une violation flagrante de l’esprit du sport, où la (contre)performance sportive n’a plus de valeur puisqu’elle n’a plus de conséquence.

« Le sport, ce n’est plus du sport quand le succès est garanti. Quand il n’y a plus de relation entre l’effort et la récompense. Quand la défaite n’a plus d’importance. »

Pep Guardiola en conférence de presse
Pep Guardiola. Icon Sport
Pep Guardiola. Icon Sport

Pep Guardiola condamne l’absence de l’Ajax

Pour Pep Guardiola, ce même principe de logique sportive a aussi guidé le processus de sélection des membres fondateurs. L’entraîneur de Manchester City a pris l’exemple de l’Ajax, monument du football européen avec quatre Ligue des champions au compteur, mais absent des 12 gros bonnets de la Super League.

« J’aimerais que le président de cette assemblée (Florentino Pérez) nous explique pourquoi d’autres équipes, comme l’Ajax, qui ont gagné quatre ou cinq Ligue des champions, ne sont pas présentes ou si elles vont l’être« .

Pep Guardiola en conférence de presse
L'Ajax a remporté sa quatrième Ligue des champions en 1995. Icon Sport
L’Ajax a remporté sa quatrième Ligue des champions en 1995. Icon Sport

L’UEFA en prend aussi pour son grade

Pep Guardiola en a néanmoins profité pour adresser un tacle à l’UEFA, qu’il accuse d’hypocrisie. Selon l’entraîneur de 50 ans, l’instance européenne est la première à penser à ses propres intérêts et à agir en ce sens sans forcément faire preuve de transparence.

« Arrivé à ce stade, l’UEFA a échoué. Ils doivent clarifier toutes les informations. L’UEFA pense par elle-même. Dans la période la plus importante de la saison, là où nous nous battons pour les titres, (Robert) Lewandowski n’a pas pu jouer (en quart de finale de Ligue des champions) contre le PSG car il s’est blessé pendant la trêve internationale. C’est l’UEFA qui a placé cette période internationale à ce moment. C’est leur affaire. »

Pep Guardiola en conférence de presse
Le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin. Icon Sport
Le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin. Icon Sport

En attendant, Pep Guardiola espère que l’UEFA ne va pas exclure son club de la Ligue des champions cette saison. Puisqu’avant la Super League, il y a une première (et une dernière ?) Ligue des champions à aller chercher…

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