La défaite 2-1 à l'Etihad Stadium face à Manchester City dimanche a tout précipité. Arsenal, qui comptait encore neuf points d'avance il y a quelques semaines, voit son titre lui filer entre les doigts. Et en coulisses, la question de l'avenir de Mikel Arteta est désormais ouvertement posée.

Le timing est cruel. Arsenal semblait promis à un quadruplé historique il y a encore un mois. Aujourd'hui, les Gunners se retrouvent à seulement trois points devant Manchester City, avec une rencontre en retard en faveur des Citizens et un calendrier qui s'annonce impitoyable. La défaite à l'Etihad, conclue par un but d'Erling Haaland à la 65e minute, a fait l'effet d'un électrochoc en interne. La presse anglaise s'emballe, les supporters s'interrogent, et le board d'Arsenal a programmé une "revue stratégique" en fin de saison. Le message est limpide.

Selon le Daily Express, Arsenal "pourrait bien devoir se séparer de Mikel Arteta" si son équipe lâche le titre. L'ancien Gunner Robert Pires avait annoncé la couleur dès septembre : "Si Arsenal ne gagne pas de trophée cette année, la direction envisagera de trouver un autre entraîneur." Et David Ornstein lui-même, pourtant rarement alarmiste, a reconnu publiquement ne plus pouvoir exclure un départ de l'Espagnol, malgré un contrat courant jusqu'en juin 2027. La pression est maximale.

Fabregas, le successeur idéal déjà identifié

Arsenal n'a pas attendu pour explorer les pistes de succession. Et selon TEAMtalk, c'est Cesc Fabregas qui constitue la "véritable option de contingence" du club londonien. L'ancien milieu de terrain emblématique des Gunners, actuellement en train de réaliser un travail remarqué comme entraîneur de Côme en Serie A, est présenté comme le candidat naturel pour reprendre le flambeau à l'Emirates.

Signe que le dossier avance concrètement, le président du club lombard Mirwan Suwarso a publiquement admis voir Cesc Fabregas rejoindre Arsenal, Chelsea ou le Barça à l'avenir. Une déclaration forte, qui lève un premier obstacle psychologique dans ce dossier. Les prochaines semaines diront si Mikel Arteta parvient à renverser la vapeur. Sa survie à Arsenal tient désormais à un fil.