60% des arbitres de Ligue 1 sont pour

Très souvent critiqués, les arbitres qui régissent en Ligue 1 sont souvent la cible de propos acerbes. Bien souvent, ces inconvénients viennent de décisions litigieuses qui engendrent des polémiques. Toutefois, les choses pourraient enfin évoluer. En effet, un groupe de travail de la LFP se penche sérieusement sur la possibilité d’équiper les arbitres avec des micros pendant les rencontres. 

L’idée serait simple, il s’agirait d’apporter plus de transparence dans les décisions arbitrales. Selon un sondage de SAFE, le syndicat des arbitres de l’élite, 60% des arbitres centraux (neuf pour et six contre sur quinze votants) seraient enclins à envisager sérieusement cette hypothèse. Le Top 14 en rugby est un parfait exemple de ce que pourrait apporter ce nouvel outil. En effet, depuis son apparition les tensions sont moindres sur les pelouses.

L'IFAB aura le dernier mot

Jean-Pierre Rivière, président de l’OGC Nice, préside le groupe de travail. Ce dernier est composé notamment de l’ancien arbitre Saïd Ennjimi, de Jacques-Henry Eyraud, Jean-Michel Aulas et de Sylvain Kastendeuch. 

Olivier Lamarra, président du Syndicat des arbitres de football élite, semble abonder dans le sens de ce changement. Lors d’un entretien avec le quotidien sportif L’Equipe, il a déclaré que cette initiative pourrait permettre de protéger l’autorité de l’arbitre.

« Les arbitres estiment qu'au-delà de ses vertus pédagogiques, la sonorisation pourrait protéger l'autorité de l'arbitre, car tout ce que diront les acteurs sera entendu de tous. Au rugby, le micro protège en effet l'autorité de l'arbitre. (…)Nous ferons des propositions pour que les instances concernées fournissent de l'information grand public chaque semaine ou chaque mois sur les décisions d'arbitrage controversées prises tous les week-ends, quitte à reconnaître nos erreurs »

Olivier Lamarra pour L'Equipe

Le président de l’Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, s’était déjà fait remarquer sur ce sujet lors du dernier PSG-OL, en septembre dernier. En effet, il avait ouvertement critiqué les décisions lors de la rencontre comptant pour le championnat de France de Ligue 1. Il avait alors appelé à une évolution rapide en s’appuyant sur la sonorisation des arbitres.

Au final, le groupe de travail présentera ses conclusions à l’IFAB, International Football Association Board, ce dernier pourra alors donner le feu vert à l’utilisation de micros. En effet, c’est uniquement cette instance qui se charge de donner un potentiel accord pour faire évoluer les règles.