Lorsque Sepp Blatter, président de la FIFA entre 1998 et 2015, an rendu son tablier, la planète football a tremblé. Finalement, son successeur a été rapidement trouvé. Il s'agit de Gianni Infantino, de nationalité suisse, comme son prédécesseur. Une succession qui pourrait durer encore un peu.

Deux mandats loin d'être de tout repos

Lorsqu'il est élu à la présidence de la FIFA, le 26 février 2016, au second tour, Gianni Infantino est alors loin de se douter de ce qui l'attend. Pourtant, avec 115 voix récoltées, contre 88 pour Cheikh Salman Al Khalifa, 4 pour le prince Ali ben Al Hussein et aucune pour Jérôme Champagne, un mandat de quatre ans était bien sur le point de débuter. Et ce alors que la Fédération Internationale était engluée dans un scandale de corruption. Finalement, le secrétaire général de l'UEFA entre 2009 et 2016 a su faire face. Mieux, il a été réélu en 2019, même s'il était le seul candidat en lice. Un second mandat qui prendra fin dans quelques mois. Et après ?

Infantino annonce qu'il va se représenter

Comme l'expliquent nos confrères de RMC Sport, Gianni Infantino a levé le voile sur ses intentions. Lors d'un Congrès à Doha, en présence des fédérations affiliées à la FIFA, le juriste de formation de 52 ans a été clair : "Je briguerai ma réélection." Une annonce qui ne fait pas vraiment office de surprise. Reste à savoir si, durant les prochaines semaines, un ou plusieurs candidats tenteront de s'opposer à cette réélection.

Pour rappel, le Congrès électif de la Fédération internationale aura lieu en début d'année 2023. Gianni Infantino pourrait alors briguer un troisième et dernier mandat à la tête de la FIFA. Cela lui offrirait du temps supplémentaire pour convaincre l'instance de la viabilité de son projet, à savoir faire disputer une Coupe du monde tous les deux ans. Un souhait personnel qui ne semble, pour l'heure, pas à l'ordre du jour. Même si rien n'est figé dans le marbre et que cette envie personnelle, qui a beaucoup fait parler, peut encore voir le jour, tôt ou tard.