Malgré sa victoire sur la pelouse de l'Atlético de Madrid, le FC Barcelone n'a pas réussi à rattraper son retard de deux buts du match aller. Au terme de la rencontre, les Catalans sont unanimes : ils se sont fait voler. De quoi faire marrer la presse madrilène...

La pilule est amère pour le FC Barcelone. Malgré une prestation héroïque sur la pelouse de l'Atlético de Madrid ce mardi, le club catalan a pris la porte dès les quarts de finale de la Ligue des champions. Si la victoire (1-2) a un temps fait croire au miracle, le revers concédé à l'aller a pesé trop lourd dans la balance. Mais au-delà du résultat brut, c'est le scénario de la rencontre qui provoque une véritable tempête médiatique en Espagne.

En Catalogne, l'heure est clairement à l'indignation. Pour la presse catalane, le FC Barcelone a été purement et simplement volé par des décisions arbitrales litigieuses. Le quotidien SPORT affiche une une sans équivoque : "Que c'est injuste". Les médias pro-Barça ne décolèrent pas après l'annulation d'un but de Ferran Torres et l'expulsion d'Eric Garcia, perçue comme la sentence de trop. Raphinha, l'attaquant brésilien des Blaugranas, n'a d'ailleurs pas mâché ses mots au coup de sifflet final en qualifiant la rencontre de "match volé".

Si Mundo Deportivo préfère souligner le visage "héroïque" de la jeunesse barcelonaise, emmenée par un Lamine Yamal encore une fois intenable, le sentiment de frustration domine. Pour les observateurs catalans, les décisions arbitrales ont systématiquement tourné en faveur des Colchoneros, brisant net l'élan d'une équipe qui avait pourtant réussi à prendre son rival dans sa toile.

La presse madrilène chambre le FC Barcelone

À Madrid, l'ambiance est radicalement différente. Les journaux de la capitale savourent la qualification de l'Atlético et n'hésitent pas à remuer le couteau dans la plaie. Le journal As salue une soirée "épique" et juge l'expulsion d'Eric Garcia parfaitement justifiée. Mais c'est sur les plateaux de télévision que le ton est monté d'un cran, notamment dans la célèbre émission El Chiringuito.

Les journalistes madrilènes s'en sont donnés à coeur joie pour humilier leurs confrères catalans. Entre les références au scandale Negreira et les banderoles rappelant la célèbre remontada de 2017 contre le PSG, le chambrage a atteint des sommets. "Pas de Negreira, pas de fête", a-t-on pu entendre, tandis que certains n'ont pas hésité à comparer le sort du Barça à celui du club parisien à l'époque de l'arbitre Deniz Aytekin. "Comme Aytekin avec le PSG, l'Atlético renvoie le Barça à la maison", a-t-on pu entendre dans l'émission espagnole. Un retour de bâton historique pour un Barça qui quitte la scène européenne dans un climat électrique. Une double confrontation amère qui risque de faire encore beaucoup parler de l'autre côté des Pyrénées pendant de longues semaines.