Qualifiée in extremis pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, la Belgique n'en reste pas moins une nation à surveiller lors de la phase à élimination directe. Le Sénégal peut trembler.

Le week-end dernier, l'équipe de Belgique a balayé la Nouvelle-Zélande (5-1) pour s'emparer de la première place du groupe G, et d'une place en seizième de finale de la Coupe du monde 2026 par la même occasion. Rien d'une énorme surprise, nous direz-vous. Sauf que les Diables Rouges, incapables de remporter leurs deux premiers matches, n'ont pas franchement fait forte impression. Pire, ils auraient clairement pu prendre la porte. Il n'en a rien été. Peut-être un mal pour un bien.

Thibaut Courtois, sauveur de la Belgique

"La Belgique n’a pas été bonne, mais il a été choisi car il est sans doute le meilleur au monde. Sans les arrêts qu’il a réalisés face à l’Égypte et à l’Iran, la Belgique serait éliminée du tournoi." A l'issue de la phase de poules du Mondial, ESPN a inclus Thibaut Courtois dans son équipe-type. Aux côtés de Michael Olise, Kylian Mbappé ou encore Lionel Messi. Il faut dire que le gardien de but du Real Madrid a joué son rôle de leader. L'atout numéro 1 des Diables Rouges pour la suite de la compétition ?

Romelu Lukaku, décisif malgré tout

Au moment de l'annonce de la liste de Rudi Garcia, bon nombre de supporters belges ont crié au scandale. Finalement, Romelu Lukaku est là. Et bien là. Auteur d'une entrée déterminante contre l'Egypte, le meilleur buteur de l'histoire de la Belgique a scoré et délivré une passe décisive en cinq minutes face à la Nouvelle-Zélande. S'il n'a plus ses jambes de 20 ans, l'avant-centre du Napoli reste redoutable dans les moments qui comptent. Lui aussi sera à surveiller comme le lait sur le feu par la défense sénégalaise. Et tous les adversaires potentiels qui suivront.

Un parcours à la France 2006 ?

Le début de Coupe du monde 2026 n'est pas sans rappeler celui de l'équipe de France vingt ans plus tôt. Après des résultats nuls poussifs contre la Suisse (0-0) et la Corée du Sud (1-1), les Bleus avaient fait le job pour battre le Togo et sortir de leur groupe. Un peu plus de deux semaines plus tard, ils disputaient une finale contre l'Italie, hélas perdue aux tirs au but. Et si les Diables Rouges s'inspiraient de ce scénario pour déjouer les pronostics ? Avec les Etats-Unis ou la Bosnie au menu d'un virtuel huitième de finale, l'histoire est peut-être en marche.