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Ligue des champions : le Bayern, un tenant du titre dans le dur

Le champion est à bout de forces. Pour mieux se relever ?

Kingsley Coman est à l'image du Bayern : sur les rotules. Photo Icon Sport
Kingsley Coman est à l'image du Bayern : sur les rotules. Photo Icon Sport

Flamboyant vainqueur de la Ligue des champions la saison dernière, le Bayern entame la phase finale de la compétition avec moins de certitudes cette saison. A l'heure de défier la Lazio en 8e de finale aller ce mardi soir, le géant bavarois apparaît fatigué. Et il a surtout du mal à se remobiliser après avoir atteint la consécration avec son formidable sextuplé il y a moins de deux semaines. Plus

Tout le monde garde l’image de ce Bayern archi-dominateur et impitoyable, punissant le Barça (8-2) sans pitié en quarts de finale de la Ligue des champions la saison dernière. Cette saison, la donne est légèrement différente. Si le Bayern fait toujours figure de terreur dans la compétition (il est invaincu depuis 17 matchs, un record absolu), sa forme récente inquiète à l’heure de croiser la Lazio en 8e de finale aller de la compétition.

Le Bayern redescend de son nuage

Il y a un peu moins de deux semaines, jeudi 11 février, le Bayern décrochait pourtant un nouveau trophée. En remportant la Coupe du monde des clubs, les Bavarois raflaient un sixième sacre pour couronner leur formidable année 2020. Le Rekordmeister venait d’accomplir l’un des plus grands exploits d’une équipe sur une saison, réalisant une performance que seul le Barça de 2009 avait accomplie. Problème: après une telle consécration, difficile de ne pas connaître une phase de décompression.

Thomas Müller
Thomas Müller et le Bayern nen peuvent plus. Photo Icon Sport

Sur le toit du monde, le Bayern est rattrapé par la réalité : il doit replonger dans le bain du championnat seulement quatre jours plus tard. Logiquement, le retour sur terre est brutal avec un match nul contre l’Arminia Bielefed (3-3), puis une défaite contre l’Eintracht Francfort (1-2) samedi 20 février. Et ce mardi 23 février, c’est sur la Ligue des champions que l’ogre bavarois doit se projeter. Difficile de ne pas perdre la boule.


« Nous venons de traverser des jours agités, il ne faut pas l’oublier. Si vous regardez ces dernières semaines, reconnaissez que nous avons joué beaucoup de matchs. Nous ne sommes que des êtres humains. Au niveau des absents, c’est un peu tendu en ce moment. Mais la saison est longue, et quand tout le monde sera revenu, ça ira dans la bonne direction. »

Hansi Flick, l’entraîneur du Bayern, en conférence de presse d’avant match, lundi 22 février

Un jeu moins flamboyant

Submergés par les matchs, qu’ils enchaînent parfois tous les trois ou quatre jours, les Bavarois commencent à sérieusement tirer la langue. Cette fatigue se ressent dans le contenu de leurs matchs, occasionne des blessures (comme celles de Corentin Tolisso ou Serge Gnabry) et a un fort impact négatif sur leur jeu. Ce dernier requiert une énorme intensité dans les courses vers l’avant et dans le pressing à la perte du ballon.

En pleine possession de leurs moyens, les Bavarois peuvent être rapidement inarrêtables, comme ils l’avaient montré contre le Barça l’an passé. Mais quand ils n’ont pas les jambes, leur défense se retrouve terriblement exposée et leurs attaques manquent de tranchant. Dans cet état de forme, même un Robert Lewandowski ne peut pas faire des miracles. D’autant que la Covid-19 a privé le Bayern de tauliers comme Thomas Müller, Leon Goretzka et récemment Benjamin Pavard.

Hansi Flick réconforte Leon Goretzka
L’entraîneur du Bayern Hansi Flick réconforte Leon Goretzka, qui a du mal à retrouver ses moyens après avoir contracté la Covid-19. Photo Icon Sport

Après avoir montré un visage fantomatique par moments en championnat, nul doute que le Bayern saura retrouver du mordant en Ligue des champions. Parce qu’un roi, même affaibli, n’accepte jamais de se laisser tomber de son trône.

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